[Critique] The deer king, de Masashi Ando et Masayuki Miyaji

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The Deer King est l’adaptation de romans écrits il y a quelques années par l’auteure Nakoho Uehashi. Il nous est présenté à Annecy en compétition officielle par un duo de réalisateurs japonais Masashi Ando (qui a notamment travaillé sur Chihiro, Souvenir de Marnie ou plus récemment Your name) et Masayuki Miyaji (également Chihiro, mais aussi Ghost in the Shell SAC ou l’Attaque des Titans).

Masashi Ando, réalisateur
Pays : Japon
Année de production : 2020
Durée : 1H54
Van, autrefois à la tête d’un bataillon de guerriers combattant pour leur patrie, est capturé et retenu comme esclave. Une nuit, des chiens enragés venus de la montagne attaquent, déclenchant une mystérieuse épidémie. Van s’enfuit et dans le chaos, secourt une fillette qu’il décide d’élever. Pendant ce temps, un certain docteur se met en quête d’un remède contre ce fléau.

Van, un ancien guerrier de la tribu des “Lone antlers”, en guerre contre l’empire de Zol, est fait prisonnier et devient esclave dans une mine de sel. Il en est libéré une nuit lorsque le lieu est attaqué par une meute de loups porteurs d’une maladie ravageuse, qui ne semble affecter que les habitants de l’empire. (les réalisateurs nous assurent que le film a été débuté avant la pandémie actuelle!)  Lors de l’événement, il prend sous son aile la petite Yuna, qui l’accompagnera alors dans son périple. Les dirigeants de Zol envoient alors une pisteuse et un génie de la médecine nommé Hohsalle, afin de le retrouver et d’utiliser ses anticorps pour fabriquer un remède contre ce mal invisible qui menace l’empire.

A la vue des premières images du film, on se retrouve transporté dans une période de l’animation japonaise quand Ghibli régnait en maître incontesté dans le domaine. En se penchant sur les noms des réalisateurs, on comprend vite pourquoi. En effet, Masashi Ando est considéré comme le maître de l’animation japonaise, il a d’ailleurs travaillé avec les studios créateurs de Totoro, sur des projets bien connus comme Le voyage de Chihiro ou encore Princess Mononoké. Son fait marquant le plus récent étant Your name, pour lequel il a dirigé l’animation et l’on ne peut être qu’unanimes concernant la qualité de celle-ci. Le film est réalisé en collaboration avec Masayuki Miyaji, qui a également travaillé pour Ghibli ou plus récemment pour l’Attaque des titans, qui nous propose également une animation de qualité supérieure.

L’audience est donc transportée à l’époque dorée de Mononoké, ce qui n’est pas forcément pour nous déplaire. A cette époque, l’animation était belle, fluide et ne se reposait pas sur le numérique pour combler un manque potentiel au niveau graphique ou de l’animation. Bien évidemment, le coup de crayon fait tout de même un peu plus moderne, un peu plus net, et l’animation est tout simplement parfaite.

Le film nous transporte dans un voyage initiatique durant lequel on accompagne les différents protagonistes dans leur quête pour percer le mystère de ce fameux virus. Moins, voire peu d’action, comparé aux œuvres citées précédemment, mais cela n’enlève rien à la beauté du voyage entrepris.

Cependant, le spectateur peut être un peu désorienté par quelques complexités scénaristique, comme nous avons pu l’entendre lors des quelques échos à la sortie de la séance. Il est vrai que la durée du film (près de deux heures) et le mélange constant d’explications concernant les différents royaumes présents peut finir par lasser ou perdre les moins patients d’entre nous.

Ce petit ressenti est tout de même largement compensé par la patte graphique du film qui est somptueuse, tout en nous transportant à une époque perdue de l’animation que l’on retrouve ici avec nostalgie et délectation. Quelle joie donc de retrouver un film du même gabarit visuel, accompagné par une animation somptueuse, qui nous garde tout de même captivés malgré les deux heures de film !

The deer king nous replonge à une époque presque oubliée de l’animation alors que les réalisations classiques laissent peu à peu la place au numérique. Malgré une certaine lenteur omniprésente, le film nous émerveille par son design et son animation dont les deux prestigieux réalisateurs nous font honneur cette année à Annecy lors de cette avant-première mondiale ! Et oui, le film ne sortira qu’en septembre au Japon…

l'auteur

Davy

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